Presse

L’Hospitalité vue par Philippe Poitras

octobre 2014

À lire sur VOIR.CA!

Lorsque vient le temps de juger d’un restaurant, l’accueil qu’on y reçoit et la manière dont on y est traité sont fondamentaux. On a tous déjà eu la fâcheuse impression d’importuner ses hôtes, d’avoir à marcher sur la pointe des pieds de peur de déranger et, comble du désagrément, de se sentir expédié vers la sortie aussitôt la facture réglée. Parallèlement, on a aussi tous en tête des établissements où le terme «bienvenue» prend tout son sens et où on se plaît à retourner encore et encore parce qu’on s’y sent tout simplement bien. Les propriétaires de ces précieux lieux ont le don inestimable de nous mettre instantanément à l’aise, et leur plaisir à nous recevoir est palpable. Philippe Poitras est l’un d’eux.

Ayant déjà songé à devenir architecte – c’est d’ailleurs à lui qu’on doit beaucoup des éléments épurés et chaleureux du décor –, Philippe est tombé amoureux du vin lors d’un voyage en Bourgogne et est plutôt devenu sommelier. C’est à ce moment qu’il a rencontré Martin Picard, trois mois après l’ouverture d’un certain Pied de cochon. «J’ai été au PDC pendant dix ans, j’y ai monté la carte et la cave à vin à partir de zéro. Après ça, j’ai décidé de voler de mes propres ailes et de lancer mon projet à moi.»

Ce projet, c’est le Hambar et même s’il diffère certainement du Pied, il est évident que Philippe a gardé le même esprit de service et l’influence de son approche client: «Je suis convaincu que lorsqu’on va dans un restaurant, les choses dont on va le plus se souvenir sont l’accueil qu’on a reçu lors de son arrivée et la manière dont on a été salué à son départ. Toute l’expérience passe vraiment par là; se faire appeler par son nom, se faire serrer la main… On veut que les clients qui sont déjà venus ici sentent qu’ils rentrent à la maison et que la première impression des nouveaux venus soit d’être accueillis avec chaleur et avec le sourire, non pas comme des numéros avec un signe d’argent sur la tête.» Autre règle d’or de la maison: on n’y refuse absolument personne: «Notre politique veut que si des gens arrivent alors que le resto est plein, on va toujours leur trouver une place, que ce soit des habitués ou des nouveaux clients. Ils peuvent prendre un verre debout au bar avec un plateau de charcuteries, sachant qu’ils vont éventuellement être assis, c’est rassurant pour eux. Il y a toujours moyen de faire une petite place, et en plus, ça met de la vie dans le restaurant!»

Lien externe :
http://nouvelles.voir.ca/hambar/2014/10/02/lhospitalite-vue-par-philippe-poitras/